Le défi de création initial de cette petite machine était de la construire à partir d’un bracelet-montre de plastique trouvé sur le trottoir. Un contenant de plastique pour pilules abrite son mécanisme, construit d’un minuscule moteur et d’un ressort souple auquel est rattaché une mine de graphite. De petits disques de 2,5cm découpés dans du plastique servent de support à dessins. Ceux-ci sont poncés afin de créer une surface poreuse permettant de retenir les traces de crayon. Le masque sensible à l’ensoleillement comprend des cellules solaires de 0.5V assemblées en série afin de générer l’énergie nécessaire à l’activation du mécanisme de la machine. Nerveuse, sensible, par les déplacements de ma tête…je peux contrôler l’intensité de l’ensoleillement qui alimente ce fin marqueur créant ainsi de mini-dessins. Les détails de ceux-ci sont peu perceptibles à l’œil nu et demande une loupe afin de découvrir toutes les subtilités de ces témoignages solaires. Ces œuvres miniatures (format de poche) sont réalisées en série sur une période d’une semaine afin d’achever des représentations matérielles du phénomène d’ensoleillement.
L’écran solaire (2023)
Machine à dessiner miniature reliée à un masque captant l’intensité de l’ensoleillement.
Matériaux : plastique, cellules solaires, fils, moteur, vibreur, ressort, del et graphite.
Masque: 26x20x6 cm ; machine à dessiner miniature: 3,5×3,5cm.
Dispositif de présentation des dessins miniatures :
Présentoir avec lentille de grossissement mobile: contreplaqué, Foamcore et série de sept dessins sur plastique récupéré. Présentoir : 14x40x14cm; Dessins : 2,5cm de diamètre. (2024)

